La diversité en entreprise : la clé pour une meilleure performance

Si le but premier de la diversité en entreprise est de combattre les inégalités elle apporte aussi un bénéfice imparable : de meilleures performances.

En effet, en plus de permettre l'attractivité des talents, la diversité en entreprise permet une hausse du revenu, puisque les entreprises avec une équipe dirigeante plus diversifiée que la moyenne ont un revenu en innovation 19% supérieur aux autres entreprises. Les entreprises les plus diverses sont donc plus performantes avec un revenu plus élevé. La diversité joue donc un rôle clé dans le développement des entreprises, en particulier dans le secteur numérique porteur d'innovation.

Qu'est-ce qui se cache derrière le terme de "diversité" ? Chez Ada Tech School, notre définition est simple : la diversité est le fait de représenter la société dans son ensemble. Il s'agit donc de prendre en compte tous les nombreux critères de diversité : âge, origine, genre, orientation sexuelle, handicap...

Or, nous avons tous en nous des biais, et nous nous entourons sans même nous en rendre compte, de personnes qui nous ressemblent. Il faut donc s'informer sur les questions de diversité et être humble sur le problème : chacun·e de nous, même avec les meilleures intentions du monde, véhicule des stéréotypes. Cette prise de recul permet de prendre conscience que s'entourer de gens différents, c'est un défi.

Une entreprise qui porte des valeurs de diversité doit donc être représentative de la société. Il existe un premier chantier sur le genre. Chaque entreprise devrait être à l'image de la société : 50% d'hommes / 50% de femmes. Pourtant on sait que ce n'est pas encore le cas. Quelle place ont les femmes dans les entreprises françaises, en particulier dans le monde de la tech, et comment peuvent-elles aider à la rentabilité de leur entreprise ?

La diversité, un combat loin d'être gagné

Comme l'explique Caroline Chavier, une spécialiste du recrutement dans la tech, la diversité, c'est engager des gens différents de soi, il s'agit donc d'une problématique de recrutement. Il est alors important que cette politique de recrutement soit fortement encouragée par la direction et impacte l’entreprise dans son ensemble, comme l'affirme également Judith Tripard, la fondatrice du collectif RH Firstalent.

Malheureusement, la diversité n'est pas présente dans tous les secteurs. Certains peinent à diversifier leurs ressources humaines, notamment dans l’informatique, dans lequel seulement 10% des postes sont occupés par des femmes. Cela s’explique par une pénurie de femmes au sein des formations en informatique, dû à des stéréotypes combattus par Ada Tech School. Non le code n'est pas fait pour des geeks solitaires et matheux. Le code est plutôt un langage créatif au service de l'innovation !

Diversité et performance : les chiffres parlent d'eux même

Lorsqu’une organisation s’arme de ressources humaines compétentes et diversifiées, elle sait qu’elle s’assure une meilleure productivité et performance : 60% de chances supplémentaires de voir leurs profits et productivité augmenter, rapporte une étude Deloitte.

Dans une étude du Conseil économique, social et environnemental concernant les femmes et l'entreprenariat, datant d'octobre 2020, la diversité a clairement été identifiée comme un facteur de performance et un réel atout économique. Cette étude s'appuie sur différentes données publiées ces dernières années qui démontrent les pertes liées aux inégalités économiques entre femmes et hommes.

Les chiffres sont flagrants : les inégalités homme/femme provoquent une perte équivalente à 10% du PIB mondial selon le FMI (Fond Monétaire International).

Voici les différents arguments qui illustrent l'apport des femmes à l'économie :

  • Recruter des femmes et ainsi lutter contre la discrimination permet d'étendre le vivier de talents de son entreprise, d'avoir plus de choix dans les profils sélectionnés, et d'avoir des équipes plus compétentes, car plus variées, et donc plus complémentaires
  • La mixité des équipes dans des entreprises qui développent des produits permet mécaniquement une meilleure compréhension de l'usage de ce produit. Isabelle Collet montre dans cet article comment une équipe mixte permet d'éviter des biais algorithmiques. Une application mobile pourra ainsi être programmée en pensant à toutes les personnes de la société qui l'utiliseront.
  • La diversité du management améliore les prises de décision : toutes les minorités seront prises en compte lors de choix cruciaux.

Cette rentabilité est prouvée à tous les échelons et dans tous les secteurs :

  • Dans le secteur financier : une étude de Mvision/HEC Paris démontre que les équipes d'investissement mixtes ont un taux de rentabilité largement supérieur (12 points) comparé à celui d'un groupe exclusivement masculin (8 points).
  • Dans les équipes dirigeantes : une étude de Woman Equity met en lumière l'extrême performance des entreprises françaises co-dirigées par des femmes (qui sont seulement de 15%) qui serait supérieure quelque soit le domaine à celles dirigées exclusivement par des personnes de sexe masculin.

Bien que 80% des leaders d'entreprises et des décideurs publics sont conscients des succès de la diversité, notamment par la performance supérieure qu'elle engendre, les résultats du Boston Consulting Group, dans son étude menée avec France Invest sur 5000 start-ups françaises à fort potentiel de croissance montrent que la mixité n'évolue pas pour autant :

  • moins d'un quart des femmes sont membres dans les conseils d'administration de start-ups contre 40% dans les entreprises du CAC 40
  • seulement 7% de femmes sont PDG de start-up contre 15% dans les entreprises de plus de 20 salariés.

De plus, les types d'emploi sont très genrés : en effet, les femmes occupent souvent les mêmes postes dans les comités de direction : en ressources humaines ou en marketing.

Les entreprises informatiques ont un rôle à jouer et elles le savent

Les starts-ups en informatiques attirent : elles sont au coeur de l'innovation et ont de fortes perspectives d'embauche et d'évolution. Pourtant, les femmes sont peu représentées dans ce type d'entreprise. Cela s'explique par un machisme planant dans le domaine de l'informatique. En effet, selon une enquête menée par Social Builder, 70% des femmes disent avoir été victime de blagues, remarques, actes sexistes dans le milieu de l'informatique. Or, les femmes ont encore leur place à prendre. Heureusement leur part dans le secteur des services informatiques ne cesse d'augmenter : il est passé de 11% à 34% en trois ans, selon l'étude du Conseil économique, social et environnemental.

La « French Tech Community Found » fond d'investissement public qui vient en aide aux start-ups françaises a bien compris cet enjeu puisqu'il mise cette année, pour sa deuxième édition, sur la diversité. Selon Cédric O, secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique et des Communication électroniques, il est nécessaire de favoriser "l'égalité d'accès à l'emploi et que la jeunesse se dise : le numérique c'est pour moi ! L'émergence de nouveaux talents sera notre force dans la bataille pour l'innovation" dit-il. En commençant par la diversité des genres.

De plus, la diversification du secteur de la tech passe par une diversification des formations dans le domaine informatique. Or, aujourd’hui, la filière attire plus d’hommes. C’est sans compter sur la force et la détermination de formations inclusives, qui se basent sur ce constat et tente de changer les choses.

L’école inclusive pour former les cerveaux des entreprises performantes de demain

Comme le démontre la même étude du Comité économique, social et environnemental, les femmes ont en moyenne moins confiance en elles que leurs acolytes masculins. Elles peinent à se sentir légitimes. De plus, elles subissent les diktats des stéréotypes des métiers dits « masculins », à l'image notamment du secteur de l'informatique, qui les poussent à changer d'orientation.

Cette image négative et cette plus grande peur de l'échec résident dans une éducation fortement impactée par la société patriarcale, donnée tant par les parents que par l'école traditionnelle, qui met l'accent sur la compétition, juge les élèves sans prendre en considération leurs différences.

Pour contrer cette intériorisation négative, un type de formation d'un nouveau genre fleurit : l'école inclusive. Elle cherche à enseigner dans la bienveillance, l'écoute, le partage de compétences, la diversification. En effet, en s'inspirant du modèle de l'école Montessori, elle permet aux femmes de se sentir prêtes à entrer sereinement dans le monde du travail et les encourage à choisir des métiers dits « masculins », à l'image du secteur informatique. Ce genre d'école inclusive se base notamment sur la diversité des candidatures, sur l’éducation dans un univers mixte, le travail collaboratif et l'autonomie de l'apprentissage. Contrairement aux écoles traditionnelles, l'école inclusive vous accompagne et vous forme sur mesure.

D'autres initiatives permettent également de travailler sur le leadership : « les jeunes des quartiers se sentent illégitimes en tout » proclame Inès Seddiki, la fondatrice de Ghett'up dans La Tribune, imaginez donc comment les jeunes filles de ces quartiers sont doublement impactées ! Ce collectif permet donc aux jeunes de prendre la parole en public et cherche à mixer les différentes classes sociales pour leur donner une chance d'occuper des postes à responsabilité.

Comme l'explique la fondatrice de Paris Woman in Machine Learning and Data Science, Caroline Chavier, les femmes manquent de “rôle models” dans le monde informatique, vu et pensé comme un environnement masculin et subissant de nombreux préjugés peu incitatifs. En effet, il est nécessaire pour les femmes de pouvoir s'identifier à des figures féminines inspirantes, ce que l'école inclusive a compris. En effet, bien que les joueuses de football n'ont pas pour objectif d'envouter les femmes dans le sport de ballon, elles deviennent une référence et sont une inspiration bienfaisante pour les jeunes filles, qui voient le plafond de verre sur leur tête se briser.

C'est la même chose partout, et particulièrement dans l'informatique et les nouvelles technologies, qui transcendent la société dans sa totalité. Si le code vous intéresse, le métier de développeur(se) vous inspire, n'hésitez pas à télécharger la brochure d'Ada Tech School.

A propos d’Ada Tech School

Ada Tech School est une école d’informatique d’un nouveau genre. Elle s’appuie sur une pédagogie alternative, approchant le code comme une langue vivante, ainsi que sur un environnement féministe et bienveillant. Elle doit son nom à Ada Lovelace qui fut la première programmeuse de l’histoire.

L’école est située à Paris, Nantes et Lyon et accueille chaque promotion pour deux ans. Après neuf mois de formation, les étudiants sont opérationnels et prêts à réaliser leur apprentissage - rémunéré - pendant douze mois dans une des entreprises partenaires de l’école comme Trainline, Deezer, Blablacar ou encore Botify. Aucun pré-requis technique n’est exigé pour candidater. Il suffit d’avoir plus de 18 ans. La sélection se fait en deux temps : formulaire de candidature puis entretien avec une réponse sous 2 semaines. Pour plus d’informations sur la formation, télécharge notre brochure de présentation.