Reconversion et syndrome de l’Imposteur : le parcours inspirant d’Anaïs

Féminisme 6 min de lecture Rodrigo Pinho
Mis à jour le
Reconversion et syndrome de l’Imposteur : le parcours inspirant d’Anaïs

À retenir

  • 👩‍💻 Anaïs travaille six ans en tant que développeuse sans diplôme officiel dans le développement, prouvant que la crédibilité vient de l'expérience concrète et non du papier.
  • 🧠 Le syndrome de l'imposteur s'apaise en acceptant que tu n'es pas prêt·e, que tu raterais quelquefois et que ce n'est pas grave : tu ne sauves pas des vies, tu construis du code.
  • 👥 Être authentique et oser apporter ta personnalité dans une équipe masculine crée une vraie place : c'est une force à cultiver plutôt qu'un handicap à cacher.

Il est courant chez les personnes - et notamment les femmes - qui souhaitent se lancer dans une carrière de développeur·se d'hésiter à se lancer, par peur de ne pas se sentir légitimes ou de ne pas trouver leur place dans une équipe de dev.

Lors de notre récent webinar sur le syndrome de l'imposteur et la reconversion professionnelle, Anaïs, encadrante à Ada Tech School, a partagé son expérience en tant que développeuse suite à une reconversion.

Avant de se lancer dans le développement, Anaïs a exercé différentes professions dans des secteurs totalement éloignés du monde de la tech. Bien que ces expériences lui aient apporté des compétences précieuses dans sa reconversion, elle a eu de nombreux moments de doutes qu'elle a su dépasser grâce à des astuces simples et un sens profond de la résilience.

Anais, devenue développeuse après une reconversion

Un parcours atypique


Anaïs a commencé sa carrière dans des domaines très éloignés de la tech. Elle a occupé différents postes, travaillant avec des chevaux, en tant que femme de ménage, et dans le domaine de la petite enfance, ce qui lui a apporté des compétences précieuses et variées.

Elle détient même un BEPA équitation, avec une spécialisation en activités hippiques. Malgré cela, elle avait conscience de ne pas avoir encore trouvé sa véritable voie professionnelle.

Son conjoint, qui lui-même avait opéré une reconversion dans le développement web, a inspiré sa reconversion. Pourtant, la transition vers le développement web ne s’est pas faite sans difficultés. Elle raconte : "Il m'a fallu au moins un an avant de me dire que c'était fait pour moi." Anaïs s’est formée en autodidacte via OpenClassrooms, suivant des cours en ligne pendant un an avant de se sentir prête à passer des entretiens.

Les défis de la reconversion


Le parcours d’Anaïs n’a pas été exempt de défis. Elle évoque les difficultés rencontrées lors de sa formation : "Le premier défi a été d'être régulière dans ma formation. Au début, je suivais les cours sur OpenClassrooms pendant une semaine ou deux, puis pendant un mois, je ne faisais plus rien, et je devais reprendre depuis le début."

Cette irrégularité dans sa formation a été un obstacle majeur. Heureusement, le soutien de son entourage lui a permis de persévérer et de rester focalisée sur son objectif. L'absence d'encadrement dans sa formation en ligne a rendu son apprentissage plus difficile.

Elle encourage d'ailleurs les personnes qui, comme elles, ont du mal à être disciplinées à suivre plutôt une formation de développeur web en présentiel.

Tu crains le syndrome de l'imposteur mais tu veux franchir le pas vers une reconversion dans la tech ? Notre formation alternance informatique t'offre un cadre soutenant et des mentor·e·s qui connaissent tes enjeux.

Le syndrome de l’imposteur

Bon à savoir

Anaïs a ressenti ce syndrome pendant son alternance : elle se stigmatisait comme 'la fille sans diplôme', alors que ses collègues ne le voyaient absolument pas. Le syndrome de l'imposteur vient souvent d'une auto-critique interne plus que d'un jugement externe réel.

Anaïs n’a pas seulement dû apprendre de nouvelles compétences techniques, elle a aussi dû naviguer dans un monde professionnel avec ses propres codes et jargons. Elle se souvient :

"Au début, ce qui m'impressionnait et me faisait peur, surtout en milieu professionnel, c'était le jargon spécifique utilisé. Il y avait aussi des aspects comme la posture, par exemple. Je ne correspondais pas à l'image typique d'une cadre assise derrière son bureau, vêtue d'un tailleur."

Comme beaucoup de reconvertis, Anaïs a ressenti ce que l'on pourrait qualifier de syndrome de l’imposteur. Elle explique : "Pendant mon alternance, personne ne m'a fait sentir cela, vraiment personne. C'était moi qui me stigmatisais comme étant la fille sans diplôme, alors que les autres ne le voyaient pas du tout."

En revanche, elle a parfois ressenti un jugement lorsqu'elle participait à des événements. Elle explique :

"Lorsque j'assistais à des événements tech et que je rencontrais des développeur·se·s pour la première fois, il arrivait souvent que, lors de discussions (...), certaines personnes me disent : 'Ouais, on voit que tu es une vraie tech.' Puis ils ajoutaient : 'Parce que moi, les reconvertis, je ne peux plus les supporter,' sans savoir que j'étais moi-même issue d'une reconversion."

Anaïs a trouvé une manière constructive de gérer ces moments de doute.

"Lors de ma première année d'alternance, je partais du principe que j'étais là pour apprendre et j'ai utilisé cette posture d'alternante pour poser toutes mes questions. Petit à petit, c'est devenu une force. Aujourd'hui, je suis fière d'être la même personne au travail et à la maison. Si une entreprise n'apprécie pas cela, c'est qu'elle n'est pas faite pour moi."

Commencé par les fondamentaux pour valider ta passion avant de t'engager pleinement ? Découvre notre formation développement web sans pression, à ton rythme et avec du soutien.

Une inspiration pour tous·te·s

Replay du webinar sur le syndrome de l'imposteur et la reconversion

Aujourd’hui, Anaïs travaille depuis six ans en tant que développeuse, prouvant que la persévérance et la détermination peuvent mener au succès, même sans diplôme spécifique dans le domaine.

Attention

Son expérience est une source d’inspiration, particulièrement pour les femmes et les apprenant·e·s qu'elle accompagne à Ada Tech School en tant qu'encadrante. "Je n'ai jamais passé mon diplôme de développeuse, donc je n'ai pas de diplôme dans le développement. Mais je travaille depuis six ans," souligne Anaïs.

Anaïs conclut avec une réflexion inspirante :

"Pour moi, le syndrome de l’imposteur n’existe pas. Enfin, j'apprends à vivre avec. Oui, il y a des moments où je pense que je n'ai pas les compétences. Oui, il y a des moments où je pense que je ne suis pas prête. Et puis un jour, je me jette à l'eau et on voit ce que ça donne. Au pire, j'ai raté un truc, mais ce n'est pas très grave. Je ne sauve pas des vies avec mon travail pour le moment, donc ça me va de rater quelques trucs."

Cette perspective pragmatique et résiliente est une leçon précieuse pour toutes celles et ceux qui traversent des périodes de doute dans leur parcours professionnel.

Chez Ada Tech School, nous croyons fermement que la diversité des parcours enrichit la communauté tech. Notre école d'informatique, féministe et inclusive, s’engage à soutenir des personnes sans pré-requis techniques ni de diplômes dans leur reconversion professionnelle à travers notre formation informatique.

Tu souhaites en savoir plus sur notre école façon Montessori pour (re)lancer sa carrière ?

À propos d'Ada Tech School

Ada Tech School est une école d’informatique inclusive, qui forme au métier de développeur·se en 21 mois. Elle a trois campus : Paris, Nantes et Lyon. Au sein de l'école, les apprenant·e·s montent en compétences grâce à une pédagogie alternative inspirée de Montessori, approchant le code comme une langue vivante et favorisant la collaboration et l’entraide grâce à des projets collectifs. L’école doit son nom à Ada Lovelace, qui fut la première programmeuse de l’histoire.

Après neuf mois de formation, les apprenant·es sont opérationnel·le·s et prêt·e·s à réaliser leur apprentissage - rémunéré - pendant douze mois dans une des entreprises partenaires de l’école (Trainline, Deezer, Blablacar, JellySmack, Back Market...).

Aucun pré-requis technique n’est exigé pour candidater. Il suffit d’avoir plus de 18 ans. La sélection se fait en deux temps : formulaire de candidature puis entretien avec une réponse sous 2 semaines. Pour plus d’informations sur la formation, télécharge notre brochure de présentation.

Partager l'article
Super ! Vous vous êtes inscrit avec succès.
Super ! Effectuez le paiement pour obtenir l'accès complet.
Bon retour parmi nous ! Vous vous êtes connecté avec succès.
Parfait ! Votre compte est entièrement activé, vous avez désormais accès à tout le contenu.