Se lancer en Freelance

Tech avr. 07, 2021

Un des atouts du métier de développeur·se est que l'on peut se lancer facilement en freelance, et alors s'ouvrent les portes de l'autonomie, de la liberté et de l'indépendance. Et d'ailleurs cela se vérifie dans les chiffres puisqu'un quart des job tech en Europe sont en freelance.

Mais concrètement, comment ça se passe ? Quels sont les avantages de ce statut et les écueils à éviter ? Quelles sont les clés pour se lancer en développeur·se freelance ?

Nous avons reçu pour répondre à ces questions cruciales des spécialistes du sujet : Camille Blanc, Community Developper chez Malt et Nadia Boukchoud Développeuse Back-end en freelance.

Au programme de cette conférence :

  • Être freelance : qu'est ce que ça signifie concrètement ?
  • Les avantages du freelancing
  • Les conseils concrets pour réussir ton aventure freelance

Concrètement, ça veut dire quoi "être en freelance" ?

Un·e freelance est une personne qui travaille indépendamment en gérant seul·e son activité. Il ou elle n'a pas de patron ni d'employé et peut faire appel à un prestataire externe pour déléguer certaines tâches (administratif, comptabilité...). En fait, le statut de "freelance" est un terme générique pour parler d'un·e auto-entrepreneur·se.

La liberté des freelances 

Quels sont les avantages ?


Camille nous a dressé une liste (non exhaustive) des avantages du statut de freelance :

  • Pour commencer,  ce qui pousse le plus les gens à se lancer dans l'aventure du freelancing est la liberté du choix de ses missions : choisir les projets sur lesquels on travaille, et pouvoir en changer librement.
  • Pas si loin derrière, on retrouve le fait de mieux gagner sa vie, car oui, c'est toi qui définit tes tarifs qui vont s'adapter en fonction de tes missions !
  • Vient ensuite la liberté de choisir d'où on travaille et la liberté d'organiser son temps de travail comme on le souhaite.
  • Aussi, être en freelance signifie que tu auras du temps pour te former. Par exemple sur Malt, les freelances consacrent en moyenne 4 à 5 heures par semaine à la formation

En France, déjà un million de personnes ont décidé de tenter l'aventure freelance ce qui représente une augmentation de 92% ces 10 dernières années ! C'est un changement massif qui est en marche, qui prédit aussi les nouvelles formes de travail de demain : flexibles, adaptées à chacun·e.

Un quart des personnes en freelance proposent des missions dans le domaine de la tech dont de nombreux·se développeur·se. C'est un statut qui est de plus en plus demandé par les entreprises qui sont en recherche des meilleurs profils. Ces "bons profils" ont de plus en plus tendance à passer en freelance pour pouvoir mieux choisir leurs missions.

Pour les entreprises, les freelances représentes aussi un excellent moyen de gérer les transitions professionnelles : congé maternité, maladie... Le freelancing n'est pas forcément un choix pour la vie, cela peut aussi être une étape par laquelle on veut passer. Le modèle de travailler en freelance développeur·se se développe et se démocratise de plus en plus, c'est un choix auquel tu pourras être confronté au cours de ta carrière professionnelle, il est donc important de te renseigner pour te faire une première impression.

Casser les stéréotypes

On entend beaucoup de choses sur le freelancing, elles ne sont bien sûr pas toutes vraies !

  • Il n'y a pas que des petites missions ponctuelle ! Nadia qui a partagé son expérience de freelance développeuse lors de l'évènement, travaille sur une mission depuis plus d'un an en tant que développeuse Back-End. Camille nous expliquait également que certaines entreprises du CAC 40 embauchent des freelances pour des missions de 3 ans !
  • Les freelances ne sont pas constamment en recherche d'une mission : le freelancing est une solution stable qui permet de s'épanouir d'un point de vu professionnel et financier. Particulièrement pour les freelance developpeur·se dans un secteur où les offres ne manquent pas.
  • Les freelances ne sont pas isolés ! Chez Malt, 30% des missions se passe directement chez le client, 10% en coworking et 60% en télétravail. En plus il y'a un vrai dynamisme d'entraide entre freelance, il n'est pas rare qu'un freelance développeur·se propose par exemple ses services en complémentarité avec quelqu'un d'autre en produit, en UX-UI, ou bien encore un duo front-back.

Les conseils pour se lancer

Comme tu as pu le voir, le statut de freelance développeur·se représente beaucoup d'avantages. Mais attention ! Il est important de ne pas trop idéaliser les choses non plus.

  • N'oublie pas qu'en tant que freelance, il y a beaucoup de chose à gérer. En effet, tu vas être ton propre service de comptabilité, commercial, marketing... Il faut donc avoir conscience et accepter que des tâches supplémentaires s'ajoutent à ton métier de base. Cependant, il est tout à fait possible de déléguer ces tâches à d'autres sociétés mais cela à un coût ! Nous avions d'ailleurs interrogé dans cet article Geneviève, développeuse freelance qui nous a donné des conseils pour bien s'organiser sur la partie annexe du freelancing.
  • Accorde du temps et de l'importance pour bien définir ton offre et cadrer tes missions. Lorsque tu remplis ton profil, mets toi à la place du recruteur. Pour qu'un client ait envie de collaborer avec toi, il est important que le sujet sur lequel tu peux l'accompagner soit clair. Par exemple, dans le cas d'un·e développeur·se, précise si tu es Back-End, Front-End, Full-Stack et précise également les langages sur lesquels tu es à l'aise et surtout avec lesquels tu as envie de travailler ! Il ne sert à rien de tout mettre, mets en avant ta spécificité et tu trouveras des missions d'autant plus adaptée à ton profil.
  • Sois un minimum présent sur les réseaux sociaux. C'est comme partout, de plus en plus, les recruteurs ont tendance à aller fouiner pour se faire une petite idée 👀
  • N'oublie pas les autres freelances ! Ils font totalement parti de votre réseaux et pourront vous apportez des opportunités intéressantes.
  • Rejoins des communautés, parle avec des gens et enrichis toi de tout ce qu'ils ont à vous apporter. Quelques exemples de communautés tech pour les développeur·se·s : Ladies of Code, Women on Rails, 50inTech, Duchess...
  • Si tu es déterminé·e, ne laisse personne te décourager ! Ni même toi-même😉 Il est normal de ressentir un peu d'anxiété au début de cette grande aventure, mais une fois que tu seras lancé, ça va tout seul.
Tu peux le faire 💪🏼

À propos d’Ada Tech School

Ada Tech School est une école d’informatique d’un nouveau genre. Elle s’appuie sur une pédagogie alternative, approchant le code comme une langue vivante, ainsi que sur un environnement féministe et bienveillant. Elle doit son nom à Ada Lovelace qui fut la première programmeuse de l’histoire.

L’école est située à Paris et accueille chaque promotion pour deux ans. Après neuf mois de formation, les étudiants sont opérationnels et prêts à réaliser leur apprentissage - rémunéré - pendant douze mois dans une des entreprises partenaires de l’école comme Trainline, Deezer, Blablacar ou encore Botify. Aucun pré-requis technique n’est exigé pour candidater. Il suffit d’avoir plus de 18 ans. La sélection se fait en deux temps : formulaire de candidature puis entretien avec une réponse sous 2 semaines.

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