Ă retenir
- đŻ L'IA met fin aux recettes toutes faites : les profils qui se dĂ©marquent sont capables de formuler une intention claire, repĂ©rer quand une rĂ©ponse est bancale et vĂ©rifier ce qu'ils valident.
- đ Ada Tech School commence par les fondamentaux (logique, code, qualitĂ©) avant d'intĂ©grer l'IA comme outil, pour que tu saches vĂ©rifier ce qu'elle produit.
- đ€ L'objectif est de former des architectes capables de travailler avec l'IA sans abandonner leur responsabilitĂ©, leur esprit critique et leur Ă©thique, pas des « utilisateur·ses d'outils ».
Ces derniers mois, lâIA est devenue un sujet⊠électrique. Entre les discours âfin du travailâ, âbulle spĂ©culativeâ, et âcâest magique, je mets tout dans ChatGPTâ, on entend surtout beaucoup de bruit. RĂ©sultat : pas mal de fantasmes, et une vraie confusion.
Et forcĂ©ment, Ă Ada, on est aux premiĂšres loges. On forme Ă la tech, on dĂ©fend un usage responsable, et surtout on veut que ces compĂ©tences restent accessibles Ă toutes et tous. Alors on sâest dit que câĂ©tait le bon moment, avec cet article, de partager :
- comment nous, chez Ada, on regarde lâIA,
- et surtout ce quâon en fait concrĂštement dans nos formations.
Déjà , notre point de départ
Pour nous, lâIA nâest ni un gadget, ni une mode passagĂšre. Câest une transformation profonde du travail, des organisations, et mĂȘme, Ă terme, de la sociĂ©tĂ©. Alors oui, elle automatise une partie de lâexĂ©cution. Câest aussi pour ça que le marchĂ© bouge si fort : quand lâexĂ©cution coĂ»te moins cher, la valeur se dĂ©place. Elle va vers la capacitĂ© Ă imaginer, raisonner, cadrer, faire des choix, assumer une dĂ©cision.
LâIA est un des facteurs (mais pas le seul, et on prendra le temps dâen parler dans une prochaine Ă©dition) pour lesquels les profils juniors ont de plus en plus de mal Ă trouver leur place.
Et comme tout le monde peut âutiliser ChatGPTâ, les profils solides ne sont pas ceux qui savent cliquer et simplement utiliser un outil. Ce sont celles et ceux qui savent :
- formuler une intention claire,
- repérer quand une réponse est bancale,
- vĂ©rifier ce quâils·elles valident,
- et assumer une décision.
Dit autrement : lâIA met fin aux recettes toutes faites. Et elle agit comme un rĂ©vĂ©lateur, parfois brutal, de nos fragilitĂ©s collectives. Elle met en lumiĂšre :
- notre manque dâesprit critique, nourri par la surexposition Ă lâinformation et le rĂ©flexe âscrollâ des rĂ©seaux sociaux,
- notre peur de nous tromper et notre quĂȘte de LA bonne rĂ©ponse, hĂ©ritĂ©es dâun systĂšme Ă©ducatif qui valorise souvent la conformitĂ© plus que le raisonnement,
- la primauté de la vitesse sur la qualité, comme si produire vite valait produire juste,
- et notre dĂ©pendance aux outils, souvent conçus ailleurs, faute dâune vraie culture technologique citoyenne qui nous donne les clĂ©s pour comprendre, choisir, et arbitrer.
Au fond, câest ça le piĂšge : confondre assistance et jugement. LâIA peut aider, mais elle ne dĂ©cide pas Ă notre place.
Notre position sans détour
On fait le choix de former nos apprenant·es Ă lâIA parce quâelle est dĂ©jĂ un outil de travail. Et parce quâĂ trĂšs court terme, travailler sans la comprendre, câest prendre le risque de dĂ©crocher.
La mission dâAda, depuis 2019, câest exactement lâinverse : rendre la Tech accessible et permettre Ă chacun·e de rester employable, libre et acteur·ice de sa trajectoire professionnelle, quel que soit son parcours de dĂ©part. Pas de laisser certain·es sur le bord de la route parce quâils ou elles ne viennent pas dâun parcours technique.
Bon Ă savoir
Former Ă lâIA, pour nous, ce nâest donc pas suivre une mode mais éviter quâune nouvelle fracture des compĂ©tences se creuse. Mais je veux ĂȘtre trĂšs claire : former Ă lâIA ne veut pas dire foncer tĂȘte baissĂ©e. Le sujet nâest pas dâaller vite, mais dây aller lucidement. Ce qui compte, câest comment on adopte lâIA : avec quelle mĂ©thode, quelles compĂ©tences, quelles limites et quelle responsabilitĂ©.
Il ne sâagit pas de former des âutilisateur·ices dâoutilsâ mais des architectes capables de travailler avec lâIA sans lui abandonner leur responsabilitĂ©, leur esprit critique, leur comprĂ©hension mĂ©tier et leur Ă©thique.
ConcrÚtement, ça donne quoi dans nos formations ?
Dans nos formations mĂ©tiers (dĂ©veloppeur·se fullstack, concepteur·ice dâapplications, expert·e en architecture logiciel), on ne commence pas par lâIA. Parce quâon ne peut pas vĂ©rifier ce quâon ne comprend pas. Et on ne peut pas dĂ©lĂ©guer ce quâon ne maĂźtrise pas un minimum. Nos apprenant·es commencent par construire les fondamentaux :
- logique et raisonnement algorithmique,
- écriture et lecture de code en HTML, CSS, JavaScript, Python,
- qualité logicielle, tests, debug,
- compréhension de systÚmes robustes et sécurisés.
Ce nâest quâensuite que lâIA entre progressivement dans le jeu, comme un outil de travail encadrĂ© :
- on apprend Ă comprendre ce quâelle produit,
- Ă tester, documenter, corriger,
- repérer les biais, les limites, les risques (et les hallucinations),
- et Ă rester responsable de chaque livrable.
Et pour les professionnel·les non-tech, on a créé Les Essentiels de lâIA, pas juste pour âapprendre des outilsâ mais pour apprendre lâautonomie professionnelle Ă lâĂšre de lâIA :
- comprendre lâIA et savoir quoi lui demander,
- lâutiliser aux bons moments, pas aveuglĂ©ment,
- développer un esprit critique et attentif face à ses réponses.
Important
Notre but, ce nâest pas de courir aprĂšs la hype. Câest dâĂ©viter que lâIA devienne une nouvelle frontiĂšre entre les "geeks" et les autres. Ada sâengage pour une autre voie : donner Ă toutes et tous les moyens de comprendre, de juger, et dâagir. Former des profils durables, pas des exĂ©cutant·es dopé·es au prompt.
Et surtout : de rendre lâIA utile, maĂźtrisĂ©e, et responsable dans le travail rĂ©el grĂące Ă notre formation IA. Câest notre position. Elle guide tout ce quâon construit pour 2026.